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Canicules et incendies : ce que le brûlant été 2026 a coûté à la SNCF
information fournie par Boursorama avec Media Services 01/10/2026 à 17:53

Le PDG de la compagnie a présenté le bilan de l'exercice estival de la compagnie, mise au défi des perturbations liées aux fortes chaleurs et aux feux d'ampleur ayant affecté le trafic des trains.

L'incendie en forêt de Fontainebleau a notamment paralysé la circulation sur la ligne à grande vitesse reliant Paris au Sud-est (illustration) ( AFP / SIMON WOHLFAHRT )

L'incendie en forêt de Fontainebleau a notamment paralysé la circulation sur la ligne à grande vitesse reliant Paris au Sud-est (illustration) ( AFP / SIMON WOHLFAHRT )

Les retards et annulations de trains dûs aux canicules et incendies ont coûté 80 millions d'euros en juillet et août à la SNCF qui se met en état de marche pour adapter ses voies ferrées et ses climatisations avant l'été 2027. "Nous avons eu 80 millions d'euros cet été de perte de chiffre d'affaires" dûe aux annulations de trains et aux indemnisations des voyageurs subissant des retards, a déclaré jeudi 1er octobre le PDG de la SNCF Jean Castex lors d'une conférence de presse sur le bilan de l'été.

"En additionnant depuis le début de l'année, on en est à 180 millions d'euros de manque à gagner, sans compter les coûts de réparation sur le réseau", a-t-il précisé en indiquant que ces chiffres pèseraient sur les résultats du second semestre de l'entreprise ferroviaire publique.

Au total 19.300 chambres d'hôtel ont été prises en charge par la SNCF pour des clients bloqués par des annulations de trains, 6.800 taxis réservés, 168.000 coffrets repas distribués aux clients TGV ayant au moins 2 heures de retard et 1,5 million de bouteilles d'eau distribuées.

Les seuls incendies de Gironde et l'interruption des lignes au sud de Bordeaux durant cette période ont eu un "impact de 6 millions d'euros" pour le groupe.

"Deux fois plus de trains supprimés"

Cette année, il y a eu "deux fois plus de minutes de trains en retard" à cause des aléas climatiques, "l'irrégularité des trains était deux fois plus élevée qu'à l'été 2025" et il y a eu "deux fois plus de trains supprimés", a détaillé Jean-Aimé Mougenot, le nouveau patron de SNCF Voyageurs qui a pris ses fonctions durant l'été, après le débarquement de Christophe Fanichet.

Les pics d'irrégularité sont directement corrélés aux aléas climatiques : le premier en janvier durant les tempêtes hivernales et le second pendant les canicules estivales.

Sur les 23 millions de voyageurs TGV cet été, 164.000 ont subi un retard supérieur à 3 heures, tout comme 16.500 voyageurs des trains Intercités sur les 2 millions de personnes qui ont emprunté ces lignes (Paris-Clermont, Paris-Orléans-Limoges-Toulouse et Marseille-Bordeaux).

Cela représente seulement 0,7% des voyageurs TGV et 0,8% des voyageurs Intercités, mais ces proportions ont doublé par rapport à 2025. Les liaisons les plus affectées par les annulations de trains préventives ont été les trois liaisons Intercités précédemment citées, où 630 trains ont été annulés en juillet et août, contre 217 l'été précédent.

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